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HelpX

  • Ma (+ Ga)
  • 6 juil. 2017
  • 7 min de lecture

« Je ne voyage pas pour aller quelque part mais pour voyager. Je voyage pour le plaisir du voyage. L’essentiel est de bouger, d’éprouver d’un peu plus près les nécessités et les aléas de la vie, de quitter le lit douillet de la civilisation et de sentir sous ses pas le granit terrestre. » - Robert Louis Stevenson


Depuis le début des préparatifs, nous avons pensé à faire du Woofing. Woofing pour « World-Wide Opportunities on Organic Farms ». Vous travaillez dans une ferme pour payer couvert et logis, le reste du temps vous pouvez visiter la région. Nous avons longuement consulté les sites de Woofing Suède, Norvège et Finlande mais un détail nous a toujours retenu : chaque pays a son propre site et chaque site exige sa propre inscription. A raison de 20 à 25€ l’inscription annuelle, nous aurions déjà payé cher la possibilité de chercher un Woofing, sans parler de la probabilité de réellement en trouver un.


Heureusement, mon « quart de frère » est venu à notre rescousse et, en bon voyageur du monde, nous a conseillé un site relativement équivalent bien que moins connu : Helpx. Helpx est international, son inscription annuelle de 20€ vaut donc pour tous les pays du monde. Inconvénient (ou avantage ?) : Helpx ne liste pas seulement des fermes bios, mais aussi des chantiers, des fermes non-labellisées, des cafés, des B&Bs, etc.


Peu avant notre départ, notre route et nos dates étant relativement fixées, nous nous sommes décidés à envoyer notre première candidature. Première déception : nous nous y prenons trop tard, il faut prévoir à l’avance car les bonnes places sont vite réservées. Malgré tout, nous recevons deux réponses positives. Nous déclinons la première car elle ne se trouve vraiment pas sur notre route mais acceptons la seconde : nous voilà partis pour AEnes près du Hardangerfjord au Norvège.


L’annonce sonne vraiment super bien, une petite ferme avec animaux et potager, un couple de l’âge de nos parents avec des enfants du nôtre, la plus jeune vivant encore avec eux, vue sur le fjord, possibilité d’emprunter les chevaux, les kayaks et le bateau de pêche, randonnées proches.


Nous avons donc trait des chèvres, filtré le lait, fait du fromage, du savon et du pain avec, nourri les chevaux, les chevreaux, les agneaux, les poules et les lapins, récolté les œufs, nettoyé les cages et les box, sorti les chevaux, tout cela matin et soir. (2 x 1,5h) Ga a de plus aidé le charpentier sur place à construire et à réparer divers choses, d’une nouvelle terrasse à une porte de placard dans une chambre d’amis. Moi j’ai cuisiné chaque jour le dîner grâce aux nombreuses réserves de viande, de légumes et de poissons sauvages. (Malheureusement, je n’ai pas jardiné une seule fois…) Dans notre temps libre, nous avons fait une petite randonnée en direction du glacier, sommes partis deux fois à la pêche et je suis remontée à cheval pour la première fois depuis des années (à cru et sous la pluie, s’il vous plaît !). Le maître des lieux jouait de la guitare et chantait fort bien (par exemple "Cecilia Lind" que vous pouvez écouter ci-dessous), des airs norvégiens et suédois et cuisinait de surcroit des plats traditionnels norvégiens délicieux.


L’expérience valait le coup d’être vécue, sans aucun doute, bien qu’il y ait eu au fil de notre expérience quelques ombres au tableau.


Le temps tout d’abord. Il a plu presque la semaine entière, au point que les derniers jours, plus aucun chemin n’était vraiment praticable, les chèvres s’enfonçaient jusqu’aux genoux dans la boue, les mamelons étaient incroyablement sales, ce qui nous obligeait à prendre encore plus de temps que d’habitude pour nettoyer les chèvres déjà impatientes de nature.


Le travail ensuite. Bien sûr, c’est tout à fait normal que nous ayons eu du travail, après tout, on ne demande pas à quiconque et encore moins à des inconnus de nous faire la charité. Cependant, nous pensons avec Ga que nous avons un peu trop travaillé. La ferme est petite mais exige un travail conséquent qui aurait nécessité plus de helper qu’il y en avait quand nous y étions. De plus, il y a la conception de ce qu’on appelle « travail ». Nous partagions la maison avec nos hôtes, il est donc normal que nous participions au ménage bien que Ga et moi dormions en fait dans notre camping-car et n’utilisions donc pas de chambre. Il reste pour autant la cuisine, la pièce à vivre, la salle de bain et les toilettes. Mais faire du pain tous les jours pour nourrir 8 travailleurs affamés, est-ce encore du travail ou déjà une partie du ménage ? Laver le linge nécessaire à la ferme (les torchons que nous utilisions pour nettoyer les mamelons des chèvres et ceux pour filtrer le lait), est-ce du travail ou du ménage ? Nous pensons au final qu’il aurait fallu s’imposer plus. C’est ça, le travail à la ferme, il y a toujours quelque chose à faire. N’est-ce pas normal de ne pas refuser de l’aide de ceux qu’on héberge gratuitement ? Peut-être aurait-il fallu s’imposer un poil plus, dire « maintenant nous allons… ».

Sauf qu’en fait, avec le temps qu’il faisait, rares étaient les occasions de sortir. Or quand on reste dans les parages, on aide bon gré mal gré parce que… il y a toujours quelque chose à faire, tout simplement.


Les relations humaines enfin. Bien sûr, il faut s’attendre dans ce genre d’expériences à s’adapter à d’autres personnalités fortes, car qui s’aventure à faire un helpx, si ce n’est des aventureux ? Cet aspect des choses a été peut-être le plus difficile et le plus intéressant. Au final, je pense que nous avons rencontré des gens intéressants et précieux qui nous auront apporté beaucoup en si peu de temps.


Ga : Cette semaine a aussi été profitable à notre anglais ! Quand on travaille et qu’on vit avec trois américaines et deux anglais, on déterre vite ses vieilles connaissances et ça ne nous a pas fait de mal.

Cette expérience valait certainement le coup, mais pour le moment, nous sommes contents de reprendre la route et feront le bilan définitif dans quelques jours quand tout cela se sera tassé.


Musique/Musik : Cecilia Lind,Cornelis Vreeswijk


Ich reise nicht um irgendwo hin zu kommen. Ich reise für das Vergnügen zu reisen. Wichtig ist in Bewegung zu sein, besser die Notwendigkeiten und Überraschungen des Lebens zu erleben, das kuschelige Bett der Zivilisation zu verlassen und den Granitboden unter seine Schritte zu fühlen.“ - Robert Louis Stevenson


Von Anfang an wollten wir Woofing machen, nicht nur in Skandinavien sondern auch später. Woofing steht für “World-Wide Opportunities on Organic Farms”. Das Prinzip ist einfach: Du arbeitest in der Landwirtschaft gegen „Kost und Logis“. In unserem Fall, ein Platz für Manni, eine Dusche, warmes Essen, eine Waschmaschine, aller meistens 5 Std Arbeit pro Tag. Wir haben lange auf Woofing Norwegen, Schweden und Finnland gestöbert aber eins hielt uns immer davon ab, uns einzuschreiben: Jedes Land hat seine eigene Woofing-Seite und jede Seite verlangt ein unabhängiges Anmelden, 20-25€ im Jahr pro Land nur um die Möglichkeit zu haben, ein Woofing zu finden.


Glücklicherweise hat ein Verwandte von mir, ein weltweit Reisender, uns eine Lösung gegeben: HelpX. Das Selbe Prinzip nur, dass die Seite international ist und eine Jahresmitgliedschaft für die ganze Welt 20€ kostet. Nach-(oder Vor-?)teil: Es listet nicht nur Bio-Farmen sondern auch Bauvorhaben, Farmen ohne Label, Cafés, B&Bs, usw. in denen Hilfe benoetigt wird. Wir haben uns dort eingeschrieben, vielleicht ein bisschen spät, da es doch schwierig war, einen guten Platz zu finden. Aber letztendlich kam die Antwort: Wir dürfen kommen! Nichts wie los nach AEnes am Hardangerfjord in Norwegen.


Die Anzeige klingt super: eine kleine Farm mit Tieren und ein Gemüsegarten, ein Paar im Alter unserer Eltern mit Kinder in unserem Alter, deren jüngste Tochter wohnt noch zuhause, Sicht auf dem Fjord, Möglichkeit die Pferde zu reiten, die Kajaks und das Ruderboot zu benutzen, sowie die Möglichkeit viele schöne Wanderungen in der Gegend zu machen.


Wir haben also Ziegen gemolken, die Milch gefiltert, aus der Milch Käse, Seife und Brot gemacht, die Pferde, Zicklein, Lämmer, Hasen und Hühner gefüttert, Eier gesammelt, Käfige und Stähle geputzt, Pferde rein und raus gelassen, das alles Morgens und Abends (2 x 1,5 Std). Dazu hat Ga noch handwerklich geholfen und ich habe gekocht. In unserer Freizeit sind wir zwei Mal fischen und ein Mal wandern gegangen und ich bin ein Mal geritten! Der Herr des Hauses konnte sehr gut auf der Gitarre norwegische Lieder spielen (z.B. "Cecilia Lind" das ihr oben anhören könnt) und singen und kochte ebenfalls typisch norwegische Gerichte.


Die Erfahrung lohnte sich ohne Zweifel, doch war es nicht perfekt.


Das Wetter was anfangs mies. So richtig mies! Nach mehreren Tagen Regen war kein Weg mehr trocken und die Ziegen hatten Schlamm bis zum Knie. Zum melken auch nicht so toll, da die Euter dementsprechend dreckig waren, so dass das putzen noch länger dauert und die Ziegen ungeduldig wurden.


Die Arbeit. Natürlich haben wir erwartet Arbeit zu haben aber, obwohl die Farm klein ist, verlangt sie doch viel Arbeit und für diese Menge Arbeit waren einfach zu wenig Helper da. Außerdem haben wir auch das Haus mit unseren Gastgeber geteilt, so dass auch die Hausarbeit dazu kam. Da kam bei uns die Frage auf: was ist HelpX-Arbeit und was ist Hausarbeit? Ist Brot machen eine normale Hausarbeit? Ist die Wäsche der Farm (Tücher zum Putzen der Euter und Tücher zum Filtern der Milch) normale Hausarbeit? Im Großen und Ganzen fanden wir, dass wir etwas zu viel gearbeitet haben. Vielleicht hätten wir uns auch mehr durchsetzen sollen. Auf einem Bauernhof ist schlicht und einfach immer Arbeit und es scheint mir ganz normal, dass man die Hilfe von denen die man kostenlos beherbergt auch annimmt, also hätte wir entscheiden sollen : jetzt nehmen wir uns frei, jetzt machen wir etwas anderes. Nur mit dem schon genannt miesem Wetter war hinausgehen und etwas machen nicht ganz gegeben (oder nur auf kurzem Zeitraum) und wenn man schon da ist, hilft man natürlich.


Die menschlichen Beziehungen. Wir wissen nicht so recht, ob wir das im positiven oder negativen einordnen sollen. Ich glaube, Leute die sich auf HelpX einlassen, sei es als Helper oder als Gastgeber, sind in den meisten Fällen starke Persönlichkeiten. Wenn diese zusammen stoßen, funkt es natürlich. Mit diesen Menschen und den verschiedenen Charakteren auszukommen war vielleicht die schwierigste und interessanteste Erfahrung dieser Woche.


Ga: Auch für unser Englisch hat sich diese Woche gelohnt. Wenn man, wie bei unserem Fall, mit 3 Amerikanerinnen und 2 Engländer zusammen arbeitet und lebt bekommt man doch etwas mit und kann seine Englischkenntnisse etwas aufpolieren.

Es war mit Sicherheit wert die Erfahrung zu machen, im Moment sind wir jedoch froh weiter zu fahren und werden dann in den nächsten Tagen unser Resümee ziehen.

 
 
 

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